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Le PS demande la comptabilisation du temps de parole de M. Sarkozy

Dans une lettre adressée vendredi 20 juillet à Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), Didier Mathus, député PS de Saône-et-Loire et spécialiste des questions audiovisuelles de ce parti, a demandé que les "règles du jeu" du temps de parole comptabilisées par le CSA, soient désormais "adaptées" en raison, selon lui, de "l'omniprésence médiatique" du président de la République.

"Le temps de parole du président de la République n'est, jusqu'à ce jour, pas pris en compte. C'était l'héritage d'une pratique où le président, incarnation de la nation, avait à coeur d'apparaître plus comme un arbitre garant de l'unité nationale que comme un chef politique", écrit M. Mathus dans son courrier dévoilé par l'AFP. "Ce temps est révolu. L'omniprésence médiatique et la volubilité du président se revendiquant clairement comme chef de la majorité rendent la règle précédente caduque", poursuit-il.

"Indépendamment de l'étonnante révérence des médias à son égard, il y a donc une nécessité pour que les règles du jeu soient en tout état de cause adaptées à cette nouvelle donne. Or n'étant nullement de nature législative, elles ressortent de la seule initiative du CSA", ajoute le député. Il demande à M. Boyon "quelle initiative" il entend prendre "pour mettre un terme à cette anomalie démocratique".

Actuellement, le décompte du temps de parole est partagé en trois tiers entre le gouvernement, la majorité et l'opposition. Afin d'améliorer ces règles strictes qui ont fait polémique pendant les élections, le CSA devrait formuler de nouvelles propositions à l'automne sans pour autant se prononcer sur la question du temps de parole présidentiel. "On maintiendra la pression", affirme M. Mathus.

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