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Aurélie Filippetti: "La victoire de Sarkozy n'a pas arrêté l'Histoire"

 Le Journal du Dimanche interroge une des benjamines du parti socialiste, Aurélie Filippetti. A 34 ans, cette normalienne agrégée de lettres, ancienne des Verts, est désormais porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale ainsi que du "shadow cabinet".

En voulant prendre la tête du parti, Ségolène Royal n'est-elle pas en train de relancer la guerre des écuries ?
Non, justement, c'est tout ce qu'elle ne veut pas... Il faut sortir de cette logique mortifère des courants qui se regardent le nombril. L'urgence est de travailler sur le fond, sur le programme, en trouvant un nouveau langage, en sortant du prêt-à-penser idéologique et des solutions rabâchées depuis des années...

Comment percevez-vous l'ouverture de Nicolas Sarkozy ? Un acharnement ou une opportunité de s'affranchir des éléphants ?
Il faut être cynique pour dire "chouette, Sarkozy affaiblit la gauche, ça va faire de la place aux jeunes !". Sa stratégie consiste à couper l'herbe sous le pied à toute contestation... empêcher l'opposition de s'exprimer, la discréditer.. cette prétendue ouverture se voient dans la politique qui est menée: les premiers projets de loi ... ne sont en rien des projets d'ouverture. La politique fiscale, par exemple, s'adresse aux plus riches, mais sera payée - 15 milliards d'euros - par l'ensemble des Français via une augmentation de la TVA. Cette politique n'est pas faite pour tous les Français...

Lire l'interview dans le JDD:

Actualités - Revue de presse