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Bruno Rebelle : Le droit d'entreprendre existe aussi pour les agriculteurs bio

L'ancien conseiller environnement de Ségolène Royal, également ex-directeur de Greenpeace France, donne à Marianne sa lecture du conflit qui oppose pro et anti-OGM.
Selon lui, les agriculteurs sont les premières victimes d'une législation nébuleuse sur le sujet.

Marianne.Info: Les agriculteurs ne cultivent-ils pas des OGM en secret par crainte des fauchages ?
Bruno Rebelle: Non, c'est avant tout parce qu'il existe une énorme tension sociale sur le sujet entre agriculteurs.
Je vous donne un exemple : un agriculteur du Gers élève des canards nourris au maïs bio. Il tient à son label, qui garantit la qualité de ses produits. Mais admettons que, juste à côté, un autre agriculteur cultive du maïs génétiquement modifié. La proximité des deux cultures créée un risque de contamination de la culture bio par les OGM, ce qui peut faire perdre son label à l'agriculteur bio. Soit ces voisins s'entendent, et le cultivateur d'OGM promet, par exemple, de racheter la production du cultivateur bio en cas de contamination. Soit, comme cela arrive parfois, ils ne s'entendent pas, et, en cas de contamination de ses cultures par les OGM voisins, l'agriculteur bio n'a aucun recours juridique. Sa culture est fichue, mais aucune assurance ne le remboursera, et le cultivateur d'OGM ne sera pas considéré comme responsable. J'ai vu des gens tentés de résoudre le problème à coup de fusil ! Cela explique que certains cultivateurs d'OGM préfèrent rester discrets…

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Actualités - Revue de presse