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SONDAGE SOFRES SUR LA GAUCHE: Ségolène Royal épargnée

SEGOLENE Royal a de la chance. Le rejet du Parti socialiste a plus marqué l’opinion que son propre échec.

Le sondage SOFRES/Nouvel Obs/Les Gracques lui sera une bonne nouvelle, à la veille de sa rentrée politique à Melle.
Point par point, les sondés valident sa lecture de la défaite -alors qu’elle-même amorce une 'légère' autocritique que l’opinion ne lui réclame pas!

La défaite ne lui est pas imputée: seuls 23% des sondés l’attribuent à sa personnalité, contre 27% au projet socialiste, et 46% aux “rivalités internes” du PS.

A gauche, les chiffres sont encore plus nets: Royal n’est à blâmer que pour 16% des sondés, qui sont 57% à fustiger la division au sommet! Douce musique pour celle qui n’a cessé de se plaindre des méchancetés des éléphants. De même, la demande d’un rapprochement avec le centre vient valider sa main tendue à François Bayrou. Quelles qu’aient été les faux-semblants de ce pas de deux, il était plus en phase avec l’opinion que les fatwas anti-centristes d’une direction socialiste unie contre l’hérétique Royal!

Enfin, l’ex-candidate reste la plus désirée des socialistes: 41% des sympathisants de gauche lui font “le plus confiance” pour “conduire la rénovation”, contre 20% à Dominique Strauss-Kahn, qui se prépare à lui laisser le champs libre en partant au FMI. Bertrand Delanoe ne séduit que 10% de l’opinion de gauche, Hollande 6 et Fabius 3!

En même temps, Ségolène Royal a payé pour savoir qu’un bon sondage ne garantit rien. Dominante à gauche, elle est devancée dans l’opinion globale par DSK (29% contre 26%): la crédibilité de l’ex-candidate reste problématique. Et sa domination à gauche tient aussi de la prime à la sortante, comme de sa situation particulière dans l’opinion. Bien qu’ayant porté les couleurs du PS, Royal reste perçue comme une opposante à son propre parti. Ce fut -et reste- la clé de son succès: être pour Ségolène, donc contre un PS devenu exaspérant! Rien ne change, malgré une élection présidentielle perdue.

Comme il y a un an, Ségolène Royal existe d’abord parce que son parti n’existe plus vraiment. Le défi de la construction, lui, reste tragiquement entier.

C.A. | NOUVELOBS.COM | 22.08.2007

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