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Les plans de rentrée de Ségolène Royal

(Libération) et le Nouvel Observateur se situent clairement dans le camp de la gauche. Mais leurs sentiments divergent sur le cas Royal, sujet politique de ce week-end.

Demain samedi 25 août, Ségolène Royal fera sa rentrée à Melle, une réunion prise en sandwich entre l'apparition de François Hollande le 18 août, la fête de la rose d'Arnaud Montebourg à Frangy du 26 août et la grande kermesse de La Rochelle à partir du 31 août. Visiblement, les médias de gauche ne savent guère sur quel pied danser avec l'ex-candidate à la Présidence de la république.

Libération a ouvert le bal par une manchette assassine lundi dernier : Royal détronée. On y lisait que, selon une enquête LH2-Libération, 15% des Français la jugeaient capable d'incarner la rénovation du PS, contre 30% pour DSK. Mais quand on ouvrait la page, on réalisait qu'en réalité Ségolène et DSK étaient en tête avec le même score – 24% - dans la catégorie, par ailleurs archi-floue, des « sympathisants de la gauche ». La direction de Libération a donc fait un choix éminamment politique : « ouvrir » son événement sur les 15% très défavorables à Royal et non sur ses 24%, plus honorables. L'option se défend, mais elle est partiale : est-il si anormal que les électeurs sarkozystes préfèrent DSK à Ségolène Royal ?

D'où le choix, plus "ségophile", du Nouvel Observateur, sous la plume de Claude Askolovitch, « l'accoucheur » de la "bombe" Besson au printemps dernier, Connaissez-vous Madame Royal ? (Grasset) : « Ségolène épargnée », titre l'hebdomadaire, à propos d'un autre sondage, réalisé par TNS-Sofres et dans lequel Ségolène Royal obtient 41% à la question « à qui faites-vous le plus confiance pour conduire la rénovation à gauche ? », contre 20% pour DSK.

Dans le camp ségoliste, le plan de bataille semble à peu près arrêté : un discours-bilan-perspective à Melle, une courte apparition à La Rochelle et un livre « Une étrange défaite », titre détourné du fameux essai de l'historien résistant Marc Bloch (l'étrange défaite). Un titre semblant annoncer qu'en fait d'autocritique, Ségolène Royal risque fort de pointer un doigt accusateur contre tous ceux qui, dans son camp, l'ont saboté ou trahi par leurs critiques ou leur passivité. À suivre.

Ph. C / Marianne

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