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Immobilier: le PS dénonce une mesure pour les plus favorisés

Le Parti socialiste a dénoncé vendredi la "mise en scène ridicule" au sommet de l'Etat sur la déductibilité des intérêts d'emprunt, une mesure qui va offrir "encore plus d'argent pour une même catégorie de la population".

Dans un communiqué, le secrétaire national du PS chargé de l'économie, Michel Sapin déplore "le jeu de rôles organisé par le président de la République et le gouvernement, sur le dossier des intérêts d'emprunt, pour travestir la réalité".

Le Conseil constitutionnel a retoqué la rétroactivité des crédits d'impôts pour des emprunts immobiliers souscrits avant le 6 mai, date de l'élection de Nicolas Sarkozy, dont c'était l'une des principales promesses de campagne.
En remplacement, le gouvernement a annoncé vendredi matin le doublement de la déductibilité des intérêts au cours de la première année.

"Quand on fait des promesses intenables pour se faire élire, par définition, on ne peut pas les tenir. Le président de la République savait en effet pertinemment qu'étendre cette mesure à tous les crédits déjà contractés depuis cinq ans était irréalisable", estime l'ancien ministre socialiste de l'Economie.
Nicolas Sarkozy "prétend aujourd'hui faire croire que tout cela ne serait de la faute que du seul Conseil constitutionnel", saisi par le PS, poursuit Michel Sapin. "

Au-delà de cette ridicule mise en scène, la réalité des nouvelles mesures annoncées (...) est toujours la même: encore plus d'argent pour une même catégorie de la population (...) On attend toujours des mesures concernant l'immense majorité de Français qui rencontrent aujourd'hui de graves difficultés en termes de pouvoir d'achat", souligne le socialiste. "Alors que la croissance est en berne et que les perspectives budgétaires sont particulièrement alarmantes, à la suite de la multiplication des cadeaux fiscaux aux plus aisés, le chef de l'État et son gouvernement poursuivent pourtant dans la même direction", accuse-t-il.

Lire la dépêche Reuters:

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