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Moscovici: "Il ment aux Français"

Responsable des questions internationales au sein du PS, Pierre Moscovici pourfend la politique européenne et économique du chef de l'Etat. L'ancien député européen et nouvel élu du Doubs estime que Nicolas Sarkozy s'est trompé à la fois de diagnostic mais également de traitement pour relancer la croissance. Tout en lui donnant quitus sur ses déclarations en Hongrie sur les "petits pays".

Pour Pierre Moscovici, la question des déficits publics est d'importance et mal appréhendée par le gouvernement.

"Je veux 3% de croissance", proclame Sarkozy. Comment peut-il, doit-il s'y prendre ?

Nicolas Sarkozy prend ses désirs pour des réalités et il ment aux Français. Depuis qu'il est Président, il est allé complètement à l'inverse de cet objectif. Il a commencé par une erreur de diagnostic en pensant que la consommation devait être privilégiée alors que ce sont les insuffisances de notre appareil productif, de notre compétitivité et de nos investissements qui bloquent l'économie française. Il aurait fallu investir massivement dans la connaissance, l'éducation, la recherche, les universités. Il y a eu ensuite une erreur thérapeutique avec une politique au service des clientèles les plus aisées, celles qui ont le moins tendance à consommer ce qu'on leur attribue. Il a dépensé 15 milliards d'euros pendant l'été. Du coup, en même temps qu'il a pris des mesures injustes et inefficaces, il a grillé toutes ses marges de manoeuvre. Et c'est ainsi que l'économie française est plutôt en ralentissement qu'en progression avec une croissance annoncée autour de 1,8 %. Résultat: nos déficits sont en train de se creuser de manière abyssale. Il serait temps de dire aux Français que la dette est l'ennemie de la justice et du progrès.

A-t-il raison de vouloir la baisse des taux d'intérêt ?

La Banque centrale européenne (BCE) est indépendante et son métier c'est de lutter contre l'inflation, pour la stabilité des prix. Nicolas Sarkozy a raison de souhaiter un meilleur dialogue entre les gouvernements européens et la BCE mais on ne peut pas procéder comme il le fait par injonctions nationales. Sa posture a des limites. D'une part elle n'est suivie par aucun de ses partenaires. D'autre part, elle ignore que la BCE n'obéit pas aux ordres mais a besoin d'être convaincue.

"On peut craindre le pire le 18 septembre: le plan de rigueur annoncé par Mme Lagarde" (...)

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