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La cote de confiance de Sarkozy chute de 10 points en deux mois

La cote de popularité de Nicolas Sarkozy accuse une baisse de six points en un mois et de dix points en deux mois. Le premier ministre passe de son coté, pour la première fois, en dessous de la barre des 50% de Français satisfaits, selon le dernier baromètre CSA pour Itélé et Le Parisien rendu public lundi soir (sondage réalisé par téléphone les 26 et 27 septembre auprès d'un échantillon de 1.001 personnes).

Le chef de l'Etat a perdu dix points, passant de 65% à 55% des Français qui lui font "confiance pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays" et le premier ministre passe de 56% à 47% de satisfaits en deux mois.

Au total, 37% des sondés disent ne pas faire confiance au président Sarkozy, contre 33% en août et 29% en juillet.

D'après Stéphane Rozès, de l'institut CSA, les 25-34 ans et les chômeurs sont maintenant défiants. Comme le mois précédent les classes moyennes reculent plus nettement (-5 points à 51%) que les catégories populaires (-1 points à 56%). Tout se passe comme si pour les employés et ouvriers l'activisme quotidien présidentiel signait le nécessaire retour du volontarisme et de la responsabilité. Les cadres et professions intermédiaires qui se projettent dans leur devenir social s'interrogeant eux plus sur la lisibilité et la cohérence du « sarkozysme».

Au-delà de la façon de faire présidentielle, le contenu des annonces récentes inquiète les retraités (-11 points) et salariés du public (-6 points) sur la situation de la retraite et réforme des régimes spéciaux…

Enfin les sympathisants du MoDem comptent, après le retour et les critiques de François Bayrou sur la scène politique, plus chichement leur confiance au Président (-12 points : 49%).

La confiance envers le Premier ministre François Fillon semble depuis le début indexée sur celle du Président alors que le Premier ministre semble se positionner sur la « rigueur économique  » face à un « Etat en faillite  », notons la baisse significative de la confiance des ouvriers (-12 points) qui devient négative (39%) craignant pour leur pouvoir d'achat.

Quatre mois après la présidentielle le doute s'installe. Les classes moyennes s'interrogent sur la cohérence de la politique présidentielle et les catégories populaires redoutent la rigueur. Ces nuages semblent indiquer que le charme de la présidentielle s'estompe et que le pays attend une mise en perspective présidentielle.

Lire la dépêche Reuters:
Lire l'article du Parisien:
Lire l'étude de l'institu CSA:

Actualités - Revue de presse