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Caisse noire UIMM: le PS veut un juge, un ex-syndicaliste témoigne

(AFP) - L'affaire des caisses noires de l'UIMM a rebondi mercredi, le gouvernement souhaitant "avec impatience que la justice parle" alors que, pour la première fois, un ex-syndicaliste a fait état dans la presse d'une tentative de corruption de la part du patronat de la métallurgie.

Déclenchée il y a un mois pour des retraits en liquide opérés par le dirigeant de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), Denis Gautier-Sauvagnac, dans les caisses de l'UIMM, l'affaire a pris une tournure politique, avec une passe d'armes à l'Assemblée nationale mercredi entre le Parti Socialiste et le gouvernement.

A ce jour, une simple enquête préliminaire du parquet de Paris a été ouverte pour des retraits suspects de millions d'euros, bien que l'existence d'une caisse noire de 600 millions d'euros ait été reconnue par M. Gautier-Sauvagnac, président démissionnaire de cette puissante fédération du Medef.

Devant l'Assemblée nationale, le député PS Alain Vidalies a réitéré le souhait de son parti de voir s'ouvrir une "information judiciaire", menaçant de demander la création d'une commission d'enquête parlementaire.

"Les faits sont reconnus et largement exposés dans la presse", a souligné M. Vidalies, évoquant une "caisse noire", des actes de "détournements de fonds" et "probablement de corruption"...

Cette passe d'armes est intervenue le jour où un ancien syndicaliste a, pour la première fois, témoigné à visage découvert d'une tentative de corruption patronale.

Jusqu'ici, aucun élément concret n'était venu étayer la thèse, véhiculée par d'anciens ou actuels dirigeants patronaux, selon laquelle des versements de fonds de l'UIMM à des syndicats servent depuis des années, selon le mot de M. Gautier-Sauvagnac, à "fluidifier le dialogue social"...

Un autre dirigeant syndical a jugé pour sa part "curieux que l'enquête traîne", estimant qu'il est urgent de "démontrer s'il y a eu de l'argent versé par l'UIMM à des syndicats ou à des politiques".

Lire la dépêche AFP:

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