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Bayrou, entre deux chaises

Modem. Les nouveaux adhérents lui reprochent de favoriser, pour les retenir, les élus UDF.

Au Modem, le fossé se creuse. Les tensions entre les élus du parti et les nouveaux convertis, entre les notables et les militants qui ont rejoint François Bayrou lors de la présidentielle, se sont ravivées à l’approche des élections municipales et cantonales de mars prochain. «Bayrou doit composer avec une base plutôt de sensibilité de gauche et des élus dont le centre de gravité les pousse à droite pour conserver leur fauteuil. Il ne pourra pas éternellement tenir les deux bouts» , analyse un ex-UDF rallié au Nouveau Centre, la branche centriste de la majorité sarkozyste.

Alliance. C’est une première liste d’une quarantaine d’investitures, élaborée en petit comité, qui a provoqué la colère des nouveaux adhérents. «Ces gens ont été investis par qui ? Comment ? On ne sait toujours pas», vitupère Quitterie Delmas, l’une des jeunes responsables du Modem à Paris, qui brigue une place éligible dans le XIIIe arrondissement. «Si l’on tente de faire le Modem avec les pratiques de l’UDF, on se trompe de chemin et nous risquons de perdre nos adhérents, ajoute un responsable du Modem de l’ouest de la France. On ne peut pas brandir l’appellation Mouvement démocrate pour, au bout du compte, apparaître comme le moins démocratique de tous les partis.» Ils redoutent que leur leader local privilégie le court terme en s’alliant électoralement avec l’UMP du coin au détriment des revendications des militants de base...

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