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Arche de Zoé: l'opposition accuse Sarkozy de se prendre "pour Zorro"

L'opposition s'interrogeait lundi sur la nécessité du voyage-éclair à N'Djamena de Nicolas Sarkozy...

Pour le socialiste Jean-Louis Bianco, ex-directeur de campagne de Ségolène Royal, le président sort de son rôle en se comportant "comme s'il était le sauveur". "On ne peut pas diriger un Etat en se prenant pour Zorro", a dénoncé lundi le député socialiste des Alpes-de-Haute-Provence dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France"...

Mais François Hollande ne voudrait pas "que ces déplacements de Nicolas Sarkozy servent de trompe-l'oeil, parce qu'il y a une responsabilité du gouvernement". "La meilleure preuve", a estimé le patron du PS sur France-Info, "c'est que François Fillon a commandé une enquête et auprès du ministre de la Défense et auprès du ministre des Affaires étrangères". "Pourquoi a-t-on laissé cette organisation se déplacer au Tchad, pourquoi lui a-t-on prêté le concours des forces armées"?

"Manifestement cette organisation a trompé et les autorités tchadiennes et les autorités françaises en changeant de nom, en annonçant des objectifs qui n'étaient pas exacts", a répondu lundi le Premier ministre. "Donc voilà, je veux savoir comment ça s'est passé, c'est tout, pour que ça ne se reproduise pas", a-t-il commenté en marge de la cérémonie du bicentenaire de la Cour des comptes...

Mais l'enquête ministérielle ne suffit pas pour le Parti socialiste, qui réclame une mission d'information parlementaire. Le Vert Noël Mamère estime lui qu'"il faut une commission d'enquête parlementaire qui a plus de pouvoir d'investigation". Selon lui, "toutes les informations indiquent que le ministère des Affaires étrangères et le gouvernement français ont été bernés par cette association de zozos qui s'appelle l'Arche de Zoé".

L'ancienne ministre socialiste de la Justice Elisabeth Guigou, craint pour sa part que l'opération, qui s'est déroulée à l'avant-veille des six mois de l'élection de Nicolas Sarkozy, n'éclipse les questions intérieures, à commencer par les grèves annoncées contre la réforme des régimes spéciaux et les hausses de prix.

"Le principal problème aujourd'hui en France, c'est le pouvoir d'achat et ça c'est pas réglé", a-t-elle fustigé sur Canal+. "Alors j'aimerais bien que le président Sarkozy mette la même énergie et obtienne les mêmes résultats sur la question du pouvoir d'achat que sur la libération de ces journalistes, que je salue encore une fois".

Lire la dépêche Associated Press:

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