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Grèves: le gouvernement "porte la responsabilité" du conflit, selon Julien Dray

Qualifiant Xavier Bertrand de "jusqu'au boutiste", le socialiste Julien Dray a jugé dimanche que le gouvernement "porte la responsabilité" du conflit à venir, estimant qu'il aurait "pu être évité" avec davantage de dialogue avec les organisations syndicales.

"On n'aurait pu se passer de ce conflit. La France a assez de problèmes pour en rajouter d'autres. Je ne suis pas en train de me réjouir de ce qui est en train de se passer", a d'abord affirmé Julien Dray, interrogé lors du Grand Rendez-Vous Europe-1/TV5Monde/"Le Parisien/Aujourd'hui en France".

"Celui qui porte la responsabilité du conflit, c'est le gouvernement", a affirmé le député de l'Essonne, estimant qu'on avait mis les syndicats le "dos au mur".

Affirmant qu'aujourd'hui "aucune organisation syndicale ne conteste la nécessité d'une réforme" des régimes spéciaux, il a imputé au gouvernement une volonté de jouer "l'épreuve de force pour l'épreuve de force", peut-être "pour retrouver un certain crédit".

Déclarant qu'il y avait "une partie du gouvernement qui joue aux jusqu'aux boutistes", qui veut "aller à l'affrontement", il a cité le ministre du Travail parmi ceux-ci.

"Si M. Xavier Bertrand avait répondu à temps aux organisations syndicales, la discussion aurait pu suivre son cours. Il a attendu que la CFDT appelle à la grève pour tout d'un coup répondre à une lettre qu'il avait depuis le 19 octobre. Pourquoi avoir attendu la dernière minute?", s'est interrogé le député, accusant un "choix" délibéré du gouvernement.

"Cette grève aurait pu être évitée", a assuré le député socialiste, qui a aussi accusé le gouvernement d'avoir "dit niet" au secrétaire général de la CGT Bernard Thibault qui proposait "une réunion tripartite, avec le gouvernement, les syndicats, la direction des entreprises publiques".

"On pouvait faire cette réforme en discutant avec les organisations syndicales sans donner un calendrier guillotine", a-t-il regretté, avant d'ajouter que la réforme aurait "dû être faite" dès 1995.

"Quand on ne veut pas de la grève, quand on a 24 heures, 36 heures, on peut encore discuter", a-t-il ajouté, pensant possible d'éviter le conflit si le président "bouge beaucoup".

Concernant le ralliement du mouvement étudiant contre la réforme sur l'autonomie des universités au conflit, le député a estimé qu'il devait "rester attaché à ses revendications", et a mis en garde les jeunes sur le risque de dérapage dans la violence, "la radicalité dans la contestation" pouvant "faire le jeu in fine de ceux qui veulent faire plier les organisations syndicales".

Source Associated Press: Grèves: le gouvernement "porte la responsabilité" du conflit, selon Julien Dray

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