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Grève: Hollande veut qu'"on en termine dès ce soir"

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a souhaité mercredi matin sur RMC qu'"on en termine dès ce soir" avec la grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraites.

Interrogé sur son degré d'optimisme concernant une sortie de grève, M. Hollande a répondu: "j'ai un indice de volonté, c'est qu'on en termine dès ce soir". Comme on lui redemandait s'il était optimiste, il a répondu "oui".

"Je pense qu'on aurait pu échapper à la grève d'aujourd'hui. Maintenant je ne vais pas me dire +il vaut mieux que le conflit dure, ça va gêner le gouvernement+. Non, ça va gêner les usagers", a poursuivi M. Hollande. "Donc je souhaite, j'exige même maintenant qu'on rentre dès ce matin dans un processus de négociation entreprise par entreprise", comme l'a proposé mardi soir la CGT.

Selon M. Hollande, il faut permettre aux organisations syndicales" de sortir par le haut du conflit et que "l'on cesse le mouvement".

Le premier secrétaire du PS a reproché au gouvernement d'avoir attendu "le dernier moment pour négocier". Il s'est dit "solidaire des grévistes", faisant valoir que ces derniers réclamaient des négociations "depuis le 18 octobre". "Pourquoi toujours obliger à faire une grève" alors qu'on aurait pu arriver à la réforme "par la négociation?", a-t-il demandé.

François Hollande a reproché mercredi au gouvernement de rechercher systématiquement "l'épreuve de force, le conflit, le face-à-face" au lieu de la négociation et il a critiqué sa gestion de la contestation étudiante de la réforme des universités. "Il faut entendre l'inquiétude des étudiants", a déclaré M. Hollande sur RMC et BFM TV, "l'autonomie, ça les inquiète". "Aujourd'hui, dans le cadre de ce qui a été décidé, il faut que les moyens qui ont été promis soient mis en place le plus vite possible et qu'un plan social étudiant soit également mis en oeuvre", a-t-il réclamé.

Interrogé sur l'évacuation mardi à coups de matraque des étudiants qui bloquaient l'université de Nanterre, il a relevé que cette manière de faire avait été très "mal comprise" y compris par les opposants au blocage. "Les violences ne sont jamais la bonne manière de régler un conflit étudiant", a-t-il noté.

"Ce qui me frappe avec la manière de l'équipe au pouvoir, Nicolas Sarkozy en étant le premier responsable, c'est de toujours rechercher l'épreuve de force, le conflit, le face à face et de ne pas se mettre dans une situation de dialogue, de discussion, de négociation", a jugé le numéro un socialiste.

Evoquant les "avocats, les magistrats, les médecins, les étudiants, les salariés des régimes spéciaux, les fonctionnaires bientôt, peut-être les salariés du privé", qui protestent dans la rue il a estimé qu'il y avait "une multiplication de malaises, de conflits, voire même de colères".

Selon M. Hollande, "il s'agit de mouvements très différents au départ mais qui finalement s'agrègent sur la question du pouvoir d'achat et du refus du fait accompli, de l'épreuve de force".

Source AFP: Grève: Hollande veut qu'"on en termine dès ce soir"

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