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Régimes spéciaux: "personne n'a intérêt" à ce que la grève se durcisse, estime Julien Dray

{niftybox background=lavender} Au quatrième jour de grève dans les transports contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray a estimé samedi que le gouvernement portait "une part importante de responsabilité" et pouvait donner les "garanties" demandées par les salariés afin qu'une "issue rapide soit trouvée". A ses yeux, "personne n'a intérêt à ce que tout cela se durcisse".

"Pour l'instant, on ne comprend plus bien ce blocage parce qu'il suffit simplement d'un geste" réclamé par les syndicats, a jugé le député de l'Essonne, sur France Info, en soulignant dans le même temps qu'il ne soutenait pas "certaines organisations syndicales minoritaires" qui jouent "le jeu de la radicalisation" du mouvement.

"Je crois qu'il faut, quand on est syndicaliste, être évidemment responsable, c'est-à-dire tenir compte du rapport de forces, tenir compte aussi de l'opinion, ne pas jouer la grève pour la grève avec les risques que cela peut entraîner pour le mouvement, pour les salariés", a-t-il dit. "Je crois que personne n'a intérêt à ce que tout cela se durcisse parce qu'on sait bien" que dans ce cas, "des opérations (...) viseront à bloquer pour essayer d'empêcher le fonctionnement, et donc le risque de violence existe".

"Ce qui est étonnant, c'est que mardi, on avait l'impression qu'on était quasiment au bord d'un accord et que tout d'un coup, on sent que renaît à l'intérieur du gouvernement l'envie d'aller jusqu'au bout, de faire plier les organisations syndicales, et notamment la CGT, qui est l'organisation syndicale", a également déclaré le porte-parole du PS.

"Je soutiens les salariés, je soutiens les organisations syndicales, je crois que c'est que nous avons dit, nous, Parti socialiste, mais nous voulons qu'une issue rapide soit trouvée. Et c'est la responsabilité d'un gouvernement" de le faire, a observé Julien Dray.

Les organisations syndicales "ont besoin de rassurer un certain nombre de salariés" inquiets, qui demandent des garanties", a-t-il déclaré. "Je pense que le gouvernement peut donner ces garanties, donc il peut faire cette réunion avec l'ensemble des organisations syndicales et ouvrir après les négociations entreprise par entreprise".

A la question de savoir s'il regrettait que la gauche n'ait pas réformé les régimes spéciaux quand elle était au pouvoir, le porte-parole du PS a répondu: "peut-être, oui, certainement". "C'est quelque chose que nous aurions dû faire plus tôt et nous l'aurions fait mieux que ne l'a fait le gouvernement aujourd'hui, parce que je crois que nous aurions, nous, obtenu par la négociation, justement l'accord de toutes organisations syndicales".

Il a par ailleurs estimé qu'"on voit bien aujourd'hui", à la différence de 1995, que "toutes les organisations syndicales sont prêtes à faire évoluer les régimes spéciaux de retraite. Ce qu'elles demandent, c'est des garanties quant au pouvoir d'achat", a-t-il noté, voyant dans cette grève le reflet d'"un profond malaise".

"Dans la campagne présidentielle, le thème majeur du candidat-président, c'était celui de la feuille de paie et pour l'instant, les mois passent, l'injustice s'est installée avec le paquet fiscal" en juillet, et "le pouvoir d'achat est en régression", a-t-il dit.

Source AFP: Régimes spéciaux: "personne n'a intérêt" à ce que la grève se durcisse, estime Julien Dray
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