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Sondage CSA du 19/11/07: Sarkozy perd cinq points à 51% d'opinions favorables

{niftybox background=gainsboro} Nicolas Sarkozy est en baisse de cinq points à 51% d'opinions favorables dans le baromètre Le Parisien/I Télé.

Dans cette étude CSA, effectuée les 14 et 15 novembre soit au début des grèves dans les transports, 40% des 959 personnes interrogées (+2) ne font pas confiance au président français.

Le Premier ministre François Fillon est également en baisse, avec 41% de Français qui disent lui faire confiance (-3), contre 43% (inchangé) qui expriment leur méfiance.

Analyse de l'institut CSA: Sarkozy trébuche sur le malaise social

En cette mi- novembre, le pays craint la prolongation des grèves sur les régimes spéciaux et redoute l'amplification ou l'émergence d'autres mouvements sociaux … C'est dans ce climat marqué par les inquiétudes sociales que pour la première fois le Président Nicolas Sarkozy voit sa capacité à résoudre les principaux problèmes du pays ne recueillir la confiance que d'un Français sur deux...

... L'exécutif pâtit de l'accumulation des mécontentements catégoriels : des marins pêcheurs, aux magistrats, étudiants, fonctionnaires et des inquiétudes sur le pouvoir d'achat. Pour la première fois le Président subit un important recul dans les classes populaires (-13%) et singulièrement parmi les ouvriers (-16%). Dorénavant 51% de ces catégories ne lui font pas confiance. On peut y voir d'abord l'expression de la prolongation des mouvements sociaux, les ouvriers et employés étant plus compréhensifs à leurs égards. Mais aussi le fait que les grèves en mettant la question sociale au premier plan réactivent dans des catégories moins préservées comme les salariés du privé (-9 points) une certaine aigreur dans un contexte ou la question du pouvoir d'achat est redevenu une priorité des Français. La conflictualité sociale lui fait par ailleurs perdre des soutiens parmi les sympathisants de gauche (-5 points ) et surtout chez les sans préférence partisane (-13 points).

La singularité du rapport de Nicolas Sarkozy au pays tend à s'estomper. Il avait su conquérir la confiance durant de long mois des plus insécurisés économiquement et socialement et des plus éloignés du système politique au travers d'une geste néo-bonapartiste mêlant volontarisme politique et social. Il trébuche dans ces catégories avec les images de conflictualité et de corporatismes qui semblent enliser la dynamique politique qui maintenait un imaginaire de préservation de l'égalité de condition.

Le premier péril pour Nicolas Sarkozy est que, nonobstant un appui majoritaire de l'Opinion face aux grévistes, le pays commence- faute de cohérence lisible dans l'action réformatrice- à s'interroger sur l'efficacité de la politique menée. Le second péril est que la crispation sociale ne ramène le pays à l'état d'esprit conservateur qui prévalait avant la présidentielle. Il lui faut avancer sans coincer, il y faut une méthode et un récit.

Source:
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Actualités - Revue de presse