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Passe d'armes Fillon-Hollande sur le pouvoir d'achat

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François Hollande estime que le silence de Nicolas Sarkozy depuis le début du mouvement social il y a une semaine révèle le "malaise" du chef de l'Etat sur les questions du pouvoir d'achat, qui fut un des thèmes phares de sa campagne présidentielle.

"Il y a un malaise, c'est le moins qu'on puisse dire quand il y a sept jours de grève, quand il y a un mouvement qui paraît très suivi ce matin dans l'ensemble de la fonction publique, quand il y a aussi beaucoup de salariés du privé qui souffrent en ce moment d'une stagnation de leur pouvoir d'achat, des prix alimentaires, des prix du carburant qui flambent", a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste sur i-Télé.

"Le président de la République s'est exprimé depuis six mois. C'est sa politique qui est en cause", a-t-il ajouté.

"Il voulait être le candidat du pouvoir d'achat, une fois élu le président du pouvoir d'achat. Il se trouve qu'il n'y a pas de pouvoir d'achat, donc il a forcément une interpellation devant lui (...) et il faut qu'il y réponde", a-t-il dit.

Selon François Hollande, Nicolas Sarkozy "ne pourra pas simplement y répondre en exhortant au travail et au mérite. Il faut à un moment qu'il y ait des procédures, des plans qui soient proposés".

Les socialistes réclament une nouvelle conférence salariale afin d'obtenir que les baisses de cotisations sociales en faveur des entreprises soient accompagnées de contreparties pour les employés ainsi que le rétablissement de la TIPP flottante et du chèque transport pour compenser la hausse du prix du carburant.

Ils proposent d'encadre les loyers pendant un an pour compenser la flambée des prix.

Le PS exige aussi la revalorisation immédiate de 5% des petites retraites - une des promesses de campagne présidentielle de Ségolène Royal - et s'oppose à la suppression de l'exonération de la redevance télévision, une mesure qui va frapper de plein fouet les personnes âgées.

Sur les régimes spéciaux de retraite, à la réforme desquels s'opposent les grévistes à la SNCF et à la RATP, "il ne faut plus de préalable, ni d'un côté ni de l'autre", a déclaré François Hollande.

"Il faut entrer dans la négociation" sans forcément chercher un accord général mais en évoquant "toutes les modalités" comme les salaires, la décote ou les bonifications.

"Tout au long de la journée d'hier, les syndicats ont dit 'on est prêts' alors pourquoi ça dure?", s'est-il interrogé.

Une table ronde tripartite - syndicats, entreprise, Etat - est prévue mercredi à la SNCF et à la RATP pour tenter de sortir du conflit.

Source Reuters: Passe d'armes Fillon-Hollande sur le pouvoir d'achat

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Actualités - Revue de presse