segorama-segolene-royal

En poursuivant votre navigation sur Segorama, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services.

Six "outsiders" pour succéder à François Hollande

{niftybox background=lavender}(Le Monde/Jean Michel Normand) - La question, ils l'évoquent en pesant chaque mot et avec d'infinies précautions. Un an avant l'échéance, plusieurs candidats à la succession de François Hollande, élu il y a tout juste dix ans premier secrétaire du PS, s'activent en coulisse. Ces postulants sont des outsiders dont l'ambition repose sur un pari : le duel attendu entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, les deux personnalités socialistes les plus populaires dans l'opinion, n'aura pas lieu. L'une comme l'autre, espèrent-ils, finira par renoncer à se hisser à la tête du PS dès le prochain congrès, faute de pouvoir l'emporter dans des conditions favorables.

Si ce schéma devait s'imposer – ce qui, pour l'instant, n'est qu'une hypothèse –, les socialistes devront désigner, plutôt qu'un leader présidentiable, un primus inter pares. Une personnalité neuve, consensuelle, capable de conduire la rénovation du parti jusqu'au congrès de 2010 dans le cadre d'un exercice des responsabilités plus collégial. Profil souhaité : ne nourrir aucune prétention à mener le combat présidentiel de 2012…

RAPPORTS DE FORCE

Personne ne paraissant s'imposer pour interpréter un tel rôle, ils sont quelques-uns à estimer pouvoir succéder à M. Hollande, dont l'autorité est de plus en plus battue en brèche. Les plus en vue sont Pierre Moscovici, Vincent Peillon, François Rebsamen, Michel Sapin, Manuel Valls ou Benoît Hamon.

A l'exception de M. Moscovici et de M. Sapin, ces ambitieux quadras et quinquas n'ont jamais été ministres. Trop jeunes pour appartenir aux éléphants mais rompus aux joutes internes, certains jouent la carte d'un rapprochement Hollande-Royal, quitte à mettre en place un secrétaire général chargé de gérer l'appareil, laissant à un président ou une présidente la fonction de figure de proue du PS et de challenger attitré de Nicolas Sarkozy. D'autres tablent sur la constitution d'une nouvelle majorité.

Conscients que les choix ne se cristalliseront que lorsque les élections municipales n'occuperont plus les esprits des états-majors, les aspirants à la succession de M. Hollande (parmi lesquels on cherchera en vain une femme) affichent discrètement ou ouvertement leur disponibilité au cas où les aléas des rapports de force les placeraient au centre de la mécanique d'un congrès. Aux courses, on dirait qu'ils jouent "placé".

En attendant, ils soignent leur image auprès des adhérents qui, conformément aux statuts, éliront directement le premier secrétaire du Parti socialiste quelques jours après le congrès de 2008.

LIRE le dossier du Monde avec une présentation des 6 "outsiders":
{/niftybox}

Actualités - Revue de presse