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Dix-sept personnalités politiques signent "un appel à la vigilance républicaine"

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Sans jamais citer nommément Nicolas Sarkozy, 17 personnalités de droite comme de gauche, dont Ségolène Royal, François Bayrou et Dominique de Villepin, unissent leurs voix pour appeller à la "vigilance républicaine" contre "toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective", dans une pétition à paraître samedi dans l'hebdomadaire "Marianne".

Outre l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, le président du MoDem et l'ex-Premier ministre de Jacques Chirac, le maire de Paris Bertrand Delanoë, le président d'honneur du MRC Jean-Pierre Chevènement, le député Vert Noël Mamère ou le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan ont signé le texte.

Les signataires soulignent que, malgré leurs "sensibilités très diverses", ils ont "en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer". Ils rappellent ainsi "leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante", dans une référence manifeste aux récents discours du président de la République Nicolas Sarkozy sur la place des religions dans la société.

Face à la proximité du chef de l'Etat avec certains grands patrons des médias, ils opposent "leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information".

Enfin, ils réaffirment la nécessité d'une "politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples, soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXIe siècle".

En déplacement à Laval, le Premier ministre François Fillon a fustigé "une attitude profondément antidémocratique". Il a souligné l'existence en France d'"institutions démocratiques qui fonctionnent particulièrement bien, qui ne sont mises en cause par personne et dont on veut d'ailleurs améliorer le fonctionnement".

"Cet acharnement que mettent certains responsables politiques qui n'ont pas été élus par les Français, qui n'ont pas été choisis par les Français, à tenter de déstabiliser le président de la République est de mon point de vue profondément choquant", a ajouté le chef du gouvernement dans une pique visiblement adressée à Dominique de Villepin.

Ce dernier s'est défendu de tout "esprit partisan". "Cet appel est pour moi une démarche de conviction, et certainement pas une démarche d'opposition", a déclaré l'ancien Premier ministre sur France-Info, assurant ne pas vouloir "personnaliser le débat politique". "Je souhaite qu'une très large majorité de Français puissent se rassembler pour défendre cette vision de la France et défendre notre idéal républicain", a-t-il déclaré.
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Actualités - Revue de presse