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La gauche a la cote dans les villes... et Ségolène Royal au PS (Sondage LH2 - 18/02/08)

{niftybox background=lightgrey} sego2b_m.jpgUn tiers des Français font plus confiance à la gauche pour "améliorer les choses" dans leur ville, contre un quart qui préfèrent la droite, selon un sondage LH2

La même étude que publie Libération montre la progression de Ségolène Royal, vue dans l'avenir comme "le meilleur leader pour la gauche" par un quart des Français

31 % des sondés déclarent faire "le plus confiance pour améliorer vraiment les choses dans leur ville" à la gauche PS-PCF-Verts (24% pour le PS, 4% PCF, 3% Verts) plutôt qu'à l'UMP (22%). Le Modem recueille 7% à cette question, l'extrême-gauche LCR-LO 4% et le Front national 5%. 16% ne font confiance "à aucun parti" et 12% ne se prononcent pas.

Une tendance qui semble devoir profiter largement à la gauche, dans la mesure où 87% des sondés voteront les 9 et 16 mars "en pensant plutôt aux enjeux qui concernent (leur) ville" contre 79% lors d'un précédent sondage les 4-5 janvier. 12% penseront plutôt "aux enjeux nationaux" (20% il y a un mois).

On assiste ainsi à "un phénomène de municipalisation de la gauche" dont la dynamique est portée par "le crédit" dont elle "dispose localement", commente le directeur de l'institut de sondage LH2.

En revanche pour "la France en général", les électeurs ne font pas plus confiance à la gauche, avec 26% (21% PS, 2% PCF, 3% Verts), qu'à l'UMP, avec 25%. Le Modem recueille 10% à cette question, l'extrême-gauche 5%, le Front national 7%. 16% citent "aucun parti" et 10% ne se prononcent pas.

Ségolène Royal dépasse DSK

L'autre enseignement du sondage est la progression de la cote de Ségolène Royal. 23% des Français estiment que l'ancienne candidate à la présidentielle serait "le meilleur leader pour la gauche, au cours des années qui viennent" contre 20% début janvier et 15% en août et fin septembre. 39% des sympathisants PS partagent cette idée contre 30% début janvier, 25% fin septembre et 31% en août.

Cette dynamique se fait au détriment de Dominique Strauss-Kahn qui réunit 21% des Français (29% en janvier) et 20% des sympathisants PS (24% en janvier) et de Bertrand Delanoë avec 9% (contre 10%), mais 13% des sympathisants PS (17 % en janvier). Le maire de Paris est suivi par Olivier Besancenot qui est élu meilleur leader de la gauche par 9% des Français (10% en janvier) et 7% des sympathisants PS. François Hollande fait jeu égal avec Laurent Fabius avec seulement 3% des sondés et 4% des sympathisants PS.

Consultez le sondage complet sur le site de LH2

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Analyse de LH2: La dynamique Royal

Ségolène Royal bénéficie d’une dynamique en termes de leadership pour la gauche. Les scores obtenus par l’ex-candidate socialiste à la présidentielle affichent des progressions auprès de l’ensemble des catégories de populations interrogées :

  • 23 % des Français estiment que Ségolène Royal serait le « meilleur leader pour la gauche, au cours des années qui viennent », contre 20 % début janvier et 15 % en août et septembre
  • 34 % des sympathisants de gauche ont la même opinion, contre 28 % début janvier et 24 % en août et septembre ;
  • 39 % des sympathisants socialistes partagent cette idée, contre 30 % début janvier et 25 % fin septembre.

Qui plus est, cette dynamique s’opère au détriment de ses challengers jusqu’ici les plus directs.
A titre indicatif auprès des sympathisants de gauche:

  • Dominique Strauss-Kahn fédère désormais 15 % des répondants, soit un repli de 4 points par rapport au début du mois de janvier
  • Bertrand Delanoë 11 % (-3)
  • Olivier Besancenot 14 % (-1)
Désormais, un écart de près de 20 points sépare Ségolène Royal de la personnalité testée qui lui fait suite dans notre palmarès, Dominique Strauss-Kahn.

Ces évolutions sont la traduction de deux phénomènes, qui s’exercent en faveur de la présidente de la Région Poitou-Charentes :

  • Ségolène Royal est parvenue à conserver une dimension à la fois nationale, locale et internationale, à l’heure où, chacun pour sa part, Dominique Strauss-Kahn est surtout investi dans le cadre international du FMI, et Bertrand Delanoë dans le cadre local de Paris
  • L’ex-candidate socialiste a opéré des repositionnements d’image : elle s’est installée dans la perspective de 2012, se pose en opposante au chef de l’Etat, appelle à un « vote d’espérance » face aux « désillusions » nées de la politique Sarkozy (Villeurbanne, 14 février), et a tenté d’atténuer le procès en incompétence qui lui est adressé (intervention à l’Université d’Harvard le 4 février).
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