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Ségolène Royal veut poursuivre son "travail d'approfondissement"

"LEÇONS POUR LA FRANCE"

"Je voyage, j'observe, j'écoute. Je regarde ce qui marche et ce qui ne marche pas et j'en tire des leçons pour la France", écrit-elle en préambule d'un épais dossier de presse.

Contrainte de temporiser après avoir envisagé de prendre la tête du PS rapidement au début de l'été, elle prône le "jeu collectif" depuis sa rentrée politique fin août dans son fief des Deux-Sèvres et assure n'être en "compétition avec personne".

A La Rochelle, où le PS réunissait son université d'été fin août, elle a plaidé pour que le PS redevienne une "force d'attraction intellectuelle".

"C'est en ouvrant toutes grandes ses portes et ses fenêtres sur l'expérience des autres que la gauche française renouera avec son temps et formulera à sa manière une proposition politique en phase avec les attentes actuelles des Français et en prise avec les mutations de notre monde. C'est à cela que je m'emploie", estime Ségolène Royal dans le document remis aux journalistes vendredi.

Au fil de ses rencontres québécoises - une entrevue est prévue avec le Premier ministre Jean Charest lundi - elle doit parler de francophonie, de relations internationales et d'excellence environnementale dans un pays directement touché par la fonte de la banquise.

Elle doit également visiter l'hôpital psychiatrique Robert Giffard à Québec, spécialisé dans la prise en charge des délinquants sexuels.

Dans ce "débat d'actualité" en France après l'affaire Evrard, "aucun moyen n'a été donné en accompagnement des annonces" présidentielles - une nouvelle loi supprimant la possibilité de remises de peine pour les pédophiles-, a-t-elle déploré. Alors qu'au Québec, "on évalue et on ne relâche pas" les malades" tant qu'ils ne sont pas soignés et "les conditions d'encadrement humain" permettent de ne pas rester au stade de l'incantation, a-t-elle ajouté.

Son déplacement s'inscrit dans le cadre des préparatifs du 400e anniversaire de la fondation de Québec, dont les préparatifs en France ont été confiés à Jean-Pierre Raffarin, sénateur UMP de la Vienne et ancien président de Poitou-Charentes. "Là-dessus, aucun problème pour coopérer", expliqué Ségolène Royal.

Lire la dépêche Reuters:

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