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Royal: "Pourquoi tant de haine?"

segolene2.jpg.jpgAccusée d'incompétence par Lionel Jospin, l'ancienne candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle réagit depuis le Québec, où elle est en visite. Ségolène Royal dénonce des propos qui s'apparentent à du "sexisme" et à du "racisme". Des mots qui "font du mal à la gauche". Un avis partagé par la majorité des parlementaires socialistes, réunis lundi.

"Pardonnez-leur parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font." Une nouvelle fois critiquée par un membre de son propre camp politique, en l'occurrence Lionel Jospin, Ségolène Royal a pris un peu de hauteur lundi, en citant ce passage de la Bible. Elle ajoute : "Je pardonne à tous ceux qui m'agressent. Parce que d'abord je pense qu'ils font moins de mal à moi qu'aux socialistes et à toute la gauche."

Après Claude Allègre, Marie-Noëlle Lieneman et Guillaume Bachelay, c'est donc Lionel Jospin qui s'en prend à l'ancienne candidate. Dans L'Impasse, dont les bonnes feuilles ont été publiées lundi dans Libération, l'ancien Premier ministre juge que la présidente de Poitou-Charentes fut une "illusion" dénuée des "qualités humaines" et des "capacités politiques" nécessaires pour être élue. Bref, "la candidate la moins capable de gagner", estime-t-il.

L'attaque, franche, est loin d'avoir laissée indifférent dans les rangs socialistes. La première intéressée a réagi lundi en début de soirée, depuis le Québec où elle est en visite. "J'ai l'impression en lisant tous ces ouvrages que si j'étais Jeanne d'Arc, j'aurais déjà été brûlée vive", a-t-elle déclaré. Et d'ajouter, sourire aux lèvres : "Heureusement que nous ne sommes plus à cette époque."

Au-delà de la petite comparaison historique, l'ancienne candidate se demande, sans jamais citer le nom de Lionel Jospin, "pourquoi tant de violence, pourquoi tant de haine ?" La socialiste dénonce le "sexisme" de ces critiques. "Et à le voir à ce point aussi fort, j'en suis moi-même surprise. Je pense qu'il s'apparente au racisme", déplore-t-elle, avant de s'interroger : "Qui peut s'arroger le droit de juger de cette façon-là?" Mais il en faut plus pour décourager la présidente de Poitou-Charentes. "Aujourd'hui, ma responsabilité, c'est de dire très sereinement, très simplement, que je suis bien là", a-t-elle en effet déclaré (...)

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