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Ségolène Royal dénonce l'improvisation de Sarkozy et refuse "une opposition frontale à tout propos"

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Ségolène Royal dénonce "l'improvisation" de Nicolas Sarkozy


(Reuters) - Ségolène Royal dénonce dans un entretien à Libération à paraître lundi "l'improvisation totale" du gouvernement sur les dossiers sociaux, à l'orée d'une nouvelle semaine de négociations sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.

"Conduire un pays moderne à la grève est la marque d'un pays mal gouverné", déclare l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle.

"Nicolas Sarkozy, pendant la campagne, avait expliqué que tout était prêt. Or, on est dans l'improvisation totale. On aurait pu penser qu'on allait échapper à l'affrontement social, à la grève des transports. Mais à l'arrivée, on a un pouvoir qui ressemble piteusement à tout ce qu'il y a de plus archaïque", estime la présidente de la région Poitou-Charentes.

"Les oppositions sociales se cristallisent, même si elles sont partiellement occultées par une opération d'ouverture médiatiquement réussie", poursuit-elle...

Ségolène Royal se refuse à une "opposition frontale à tout propos"
(Associated Press) - Ségolène Royal affirme qu'elle n'a pas "pris (sa) décision" concernant une éventuelle candidature à la tête du PS, elle précise que "cela viendra le moment venu". "A partir du moment où je ne quitte pas la politique, on ne peut pas faire de la politique sans parti", ajoute-t-elle cependant. "J'observe ce qui se passe, mais je ne veux pas me placer dans des logiques de conflits internes".

Elle reconnaît que cette attente est "un peu déstabilisante" pour son entourage qui "se demande pourquoi (elle) ne repart pas sabre au clair". "Je leur explique que la politique est faite d'étapes. Et qu'il ne faut pas que je me laisse happer par le système".

Interrogée sur le temps que prendra sa réflexion, elle assure qu'elle n'est "pas en hibernation". "Je travaille avec d'autres, j'accepte les invitations à l'international et je me bats pour ma région. C'est essentiel. Et je mettrai ce travail au service du collectif", affirme Ségolène Royal.

Elle se refuse en outre à "commenter le moindre fait et geste du président" car "il faudrait pour cela passer toute la journée devant la télévision, ou presque". "Je dois utiliser ma voix avec circonspection, quand je le sens utile au débat démocratique. Cela ne sert à rien de mener une opposition frontale, à tout propos", lance-t-elle.

"Ce qui me frappe", ajoute Ségolène Royal au sujet de son ancien adversaire, "c'est le contraste entre le discours, le changement de style, et, au fond, un grand archaïsme dans la façon de procéder". Elle constate que "le pouvoir actuel est très proche des puissances d'argent, du Medef" et qu'"on ne parle ni d'éducation, ni d'innovation, ni de PME, ni de modernisation économique"...

Revue de Presse

Dépêches d'agences:

Libération:
Nouvel Obs:
Et aussi:
  • Le JDD - Royal fourbit ses armes
    Plutôt discrète dans les médias, Ségolène Royal a accordé un entretien à Libération, publié lundi. Si elle déclare vouloir se donner du temps en vue de la succession de François Hollande à la tête du PS fin 2008, elle ne se prive pas d'en critiquer certains aspects et fustige une ligne élitiste et condescendante. Elle se dit également touchée des attaques dont elle a été la cible.
  • TF1 - Royal voyage et se prépare...
    Dans un entretien donné à Libé depuis Rome, l'ex-candidate dit vouloir prendre toute sa place dans le PS mais se tient à distance de vie du parti.

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