segorama-segolene-royal

En poursuivant votre navigation sur Segorama, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services.

Ségolène Royal vise t'elle la tête du PS?

segolene2.jpg.jpgL'ancienne candidate à la présidentielle se prépare déjà pour la prochaine échéance, en 2012. Pour cela, elle n'écarte pas l'idée de devenir première secrétaire du PS. Quitte à affronter pour ce poste Bertrand Delanoë.


(Le Parisien) - SEGOLENE ROYAL, en voyage en Argentine et au Chili, ne participera pas ce matin au conseil national du PS. Pas plus que Bertrand Delanoë, envolé, lui, pour le Viêt Nam et la Corée du Sud. C'est cependant la perspective de leur affrontement qui occupe déjà, à un an du congrès, les conversations entre socialistes.

Depuis que le maire de Paris, comme il l'a clairement laissé entendre fin août à La Rochelle, envisage de se porter candidat au poste de premier secrétaire du PS. Et depuis que la présidente de la région Poitou-Charentes, lundi dans une interview à « Libération », n'a évidemment pas exclu l'hypothèse de sa propre candidature à ce même poste. Affirmant qu'elle n'est « pas en hibernation ». Qu'elle « travaille ». Et que, « le jour où je dirai : On y va, nous irons vraiment ».

De fait, l'ex-candidate à la présidentielle est loin d'être inerte. Elle a pris de nouveaux locaux, boulevard Raspail (Paris VI e ), a confié l'animation des réseaux Désirs d'avenir à son ami, l'avocat Jean-Pierre Mignard, voyage beaucoup. « Elle se cultive, approfondit les grands dossiers », selon l'un de ses soutiens. Dîne avec des « intellectuels », pour parler de la « désoccidentalisation du monde », par exemple. Demande humblement des conseils à tel ami de Dominique Strauss-Kahn. Invite tel parlementaire européen proche de François Hollande à parler d'Europe, chez elle, en toute discrétion.

Sûre de son objectif - être de nouveau la candidate du PS en 2012 -, Royal cherche le meilleur moyen d'y arriver. Si elle a renoncé à bâtir son propre courant, elle n'a pas abandonné l'idée de prendre la tête du PS. « Elle s'interroge et n'a pas tranché », confie Jean-Louis Bianco, son ancien codirecteur de campagne. « Elle s'y prépare, mais elle ne veut pas s'y laisser embarquer, être instrumentalisée, croit savoir un autre élu. Elle veut choisir le quand, le pourquoi, le comment. »

« Elle n'a rien à perdre à aller à une confrontation avec Delanoë »

Son entourage est cependant très partagé sur l'opportunité pour Royal de se porter candidate au poste de premier secrétaire, tant il apparaît évident qu'alors Delanoë serait candidat lui aussi. Or, « la priorité pour le PS est à la rénovation de la ligne. Celle-ci ne pourra pas se faire par une désignation présidentielle anticipée », estime Gilles Savary, député européen, proche de Royal. « Elle n'a rien à perdre à aller à une confrontation avec Delanoë, juge au contraire un autre député. Car seule une réaction de l'appareil, du type tout sauf Ségolène, donc forcément hétéroclite, pourrait l'empêcher de gagner. » Reste que ni Hollande, ni Fabius, ni les partisans de Strauss-Kahn n'ont intérêt à devenir, au congrès, les simples spectateurs d'un « choc » Delanoë-Royal. D'où les propositions qui fleurissent, rue de Solferino, d'une « direction collective » ou d'un « axe majoritaire » autour d'un premier secrétaire « de transition ». « Aujourd'hui, tout le monde bloque tout le monde, car personne ne sait comment aborder la séquence suivante », résume un membre du bureau national. En clair, et pour des mois encore, il pourrait ne rien se passer au PS...

Lire l'article sur le site du Parisien:

 

Actualités