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Jean-Louis Bianco commente la décision du PS de se prononcer en faveur du Traité de Lisbonne

DDA A la uneC'est une bonne chose que le Bureau National du Parti socialiste se soit prononcé en faveur du Traité de Lisbonne, comme Ségolène Royal l'avait fait dès le 22 octobre (Libération) au nom de ses convictions européennes, du rôle que la France doit jouer en Europe pour peser dans les domaines économiques et sociaux, au nom, enfin, de la solidarité avec les socialistes européens.

Il va de soi que si Ségolène Royal avait élue, le nouveau traité aurait été soumis à référendum. Le pouvoir actuel, qui n'a pas la même conception de la démocratie, n'a pas fait ce choix.

Si le mini-traité est encore insuffisant, il a le mérite d'exister et d'avoir fait l'objet d'un accord à vingt-sept, dont plusieurs chefs de gouvernements socialistes. Il comporte des avancées par rapport à la situation actuelle : la charte des droits fondamentaux a enfin une force contraignante pour tous les pays sauf le Royaume Uni, il existe une base juridique potentielle pour adopter une directive sur les services publics, le vote à la majorité qualifiée permettra d'avancer sur la coopération judiciaire et policière, la présidence du conseil européen cesse d'être tournante tous les six mois, elle sera stabilisée pour deux ans et demi, le rôle des Parlements nationaux est renforcé pour veiller au respect de la souveraineté nationale.

Il nous faut maintenant, avec les partis socialistes et socio-démocrates européens, avec toutes les forces de gauche, nous appuyer sur les possibilités ouvertes par le traité de Lisbonne pour que l'Europe change de cap. Préparons un traité social, défendons une directive européenne pour garantir les services publics, construisons l'Europe de l'environnement et de la recherche.

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