segorama-segolene-royal

En poursuivant votre navigation sur Segorama, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services.

Royal avait proposé à Bayrou d'être son Premier ministre

{niftybox background=lightgrey}segolene1.jpgUn secret de Polichinelle de l'élection présidentielle de 2007 est à présent public. Ségolène Royal avait bien proposé entre les deux tours à François Bayrou d'être son Premier ministre en cas de victoire face à Nicolas Sarkozy, a confirmé vendredi l'entourage de l'ex-candidate socialiste.

Mme Royal le révèle dans "Ma plus belle histoire, c'est vous", son récit de la campagne à paraître mardi prochain aux Editions Grasset.

Selon le site web nonfiction.fr, Ségolène Royal se serait même rendue chez M. Bayrou avant son débat télévisé avec Nicolas Sarkozy et lui aurait proposé d'être son Premier ministre. La candidate socialiste aurait fait cette demande dans l'intention de l'annoncer lors du débat télévisé avec Nicolas Sarkozy, et de combler son retard sur le candidat UMP.

Pour remonter son handicap de cinq points sur Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal avait impérativement besoin des 18,57% des voix obtenues par M. Bayrou au premier tour. L'offensive de la socialiste en direction du centriste avait dominé l'entre-deux-tours, avec en point d'orgue le débat du 28 avril entre les deux candidats. "Je ne demande pas à François Bayrou de me soutenir ou de prononcer un quelconque ralliement", avait-elle alors dit.

Dans un entretien au "Monde" paru le 3 mai, Mme Royal n'avait pas écarté l'hypothèse de nommer M. Bayrou à Matignon, même si le socialiste Dominique Strauss-Kahn était alors considéré comme le favori.

Dans un entretien au "Parisien-Aujourd'hui", M. Bayrou, qui tient ce week-end à Villepinte le congrès fondateur de son Mouvement démocrate (MoDem), a confirmé avoir été approché à l'époque par "un certain nombre d'intermédiaires", mais n'avoir "pas répondu" à l'offre. "Pour être Premier ministre, il faut être en phase avec le projet du président. Le moins qu'on puisse dire est que son projet me troublait", a fait valoir le centriste, qui ne croyait pas à la victoire de Ségolène Royal.

La nouvelle n'a surpris personne au PS. "C'était un secret de Polichinelle. Cela ne fait que confirmer ce qu'on savait", a commenté Benoît Hamon.

Reste que Ségolène Royal, en mettant cette information sur la place publique, brise un nouveau tabou à gauche. Une façon de préparer les esprits à un ticket avec François Bayrou pour une nouvelle candidature en 2012?

Son coming out a en tout cas relancé le débat au PS sur l'alliance avec le centre. "Depuis la défaite, on a eu droit à: 'J'aurai pas dû proposer le SMIC à 1.500 euros, les 35 heures pour tous', et maintenant on a Bayrou Premier ministre. Cela fait une drôle d'impression entre une campagne primaire très ancrée à gauche et un débriefing de la défaite avec des positions très à droite", commente Claude Bartolone, bras droit de Laurent Fabius. "Plus ça va, plus il y a des Mrs Jekill et Mrs Hyde".

"Si aujourd'hui sa stratégie pour reconquérir le pouvoir, c'est l'alliance avec François Bayrou, il faut qu'elle le défende", renchérit M. Hamon.

Les amis de Ségolène Royal répondent que le rapprochement avec François Bayrou s'est fait "dans la clarté". "Le dialogue s'est fait en public. C'était une main tendue à François Bayrou et aux électeurs de François Bayrou. Il n'y avait aucune hypocrisie", assure Michel Sapin. Quant à savoir pourquoi Mme Royal n'avait pas dit que M. Bayrou serait son Premier ministre, "jamais on ne l'annonce à l'avance".

Source AP: Royal avait proposé à Bayrou d'être son Premier ministre
{/niftybox}

Actualités