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Ségolène Royal repart sur le terrain pour tenter de conquérir le Parti socialiste

{niftybox background=lightgrey} sego94_m.jpgPas de trêve des confiseurs pour Ségolène Royal. Alors que le monde politique tourne au ralenti, l'ancienne candidate socialiste fait flèche de tout bois et renoue avec certains rituels de l'élection présidentielle.

Le 20 décembre, elle s'était rendue à Romans (Drôme) auprès des 197 salariés du chausseur Charles Jourdan, placé en liquidation. Lundi 24 décembre, elle s'est déplacée à la Cité Saint-Martin, à Paris, une structure d'hébergement d'urgence du Secours catholique qui accueille 260 personnes.

Ce déplacement, dans un lieu dont la moitié des occupants disposent d'un emploi, a permis à Mme Royal d'interpeller le gouvernement : il doit selon elle imposer la réquisition des logements vacants et "bousculer les communes de droite" pour qu'elles développent l'habitat social.

"Le jour de Noël, c'est là où l'on prend conscience, de la façon la plus aiguë, des inégalités criantes qui, loin de se réduire, s'aggravent en France", a-t-elle lancé. Mme Royal a visité plusieurs logements et posé, avec les familles, pour une photo de groupe.

Ces derniers jours, l'ancienne adversaire de Nicolas Sarkozy avait aussi réclamé une loi contre "les abus des banques" et fait savoir que le conseil régional de Poitou-Charentes, qu'elle préside, avait réduit fortement l'envoi de cartes de voeux afin d'attribuer les moyens économisés, sous forme de chèque-cadeau, aux 850 salariés victimes d'un licenciement économique en 2007.

L'AMBIANCE DES MEETINGS

Ces initiatives à dimension compassionnelle portent aussi un message politique. Face à ceux qui jugent le PS inaudible et invisible sur le terrain, la dirigeante socialiste, forte d'une aura qu'elle estime préservée pour l'essentiel, se pose comme la principale opposante à M. Sarkozy.

"Ségolène Royal ne se définit pas par rapport aux autres socialistes, mais en fonction de la relation qu'elle a nouée avec les Français. Elle est en train de créer un mouvement, une dynamique", assure un de ses proches, le député européen Vincent Peillon.

Après avoir tourné la page de l'échec de sa tentative, en juin, de prendre la direction du PS, Mme Royal accélère sa stratégie de reconquête. Elle envisage d'autres visites de terrain et replongera dans l'ambiance des meetings dès le 12 janvier en allant soutenir la candidate socialiste à la mairie de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor).

Son grand retour dans les instances du parti est programmé pour le 20 janvier, lors du dernier "forum de la rénovation" organisé sur le thème "les socialistes et l'individu".

A quelques mois d'un congrès qui devra refonder les idées du PS et trouver un successeur à François Hollande, ce regain d'activité suggère que Mme Royal est décidée à conquérir le parti. Et à tenter de se hisser à sa tête, quitte à susciter la candidature de Bertrand Delanoë ? L'ex-candidate reste évasive sur ses intentions.

Pour l'heure, ses proches s'activent à sonder le terrain afin d'évaluer si la partie est jouable ou s'il faut craindre que les tenants d'un front "Tout sauf Ségolène" n'engendrent un réflexe de "crispation de l'appareil".

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